Tout ce que l’on achète utilise des matières premières et de l’énergie, produit des déchets et induit des pollutions.

Parce que consommer, c’est aussi se soucier de l’origine des produits et de la façon dont ils sont fabriqués, se préoccuper des matériaux ou des substances qui les composent, réfléchir sur la manière de les utiliser, se demander ce qu’ils deviennent quand on s’en débarrasse, alors soyons éco-consommateurs.



Acheter et consommer mieux

  Agir pour limiter ses impacts sur l'environnement, c'est possible :

o par des choix, en sélectionnant des produits écolabellisés, peu ou pas emballés, locaux...;
o par des comportements, en les utilisant mieux ;
o par une implication, en triant les emballages et les produits usagés pour qu'ils soient valorisés.

En faisant savoir aux commerçants que vous êtes demandeurs, l'offre augmentera progressivement.


Un éco-consommateur, qu'est ce que c'est ?

Au moment de l'achat, l 'éco-consommateur choisi : les produits qui minimisent leurs impacts sur l'environnement tout en conservant leurs performances. Comment les reconnaître ?


1/ Lire les étiquettes et choisir les écolabels

Les déclarations environnementales peuvent vous aider. Mais voilà ! Écolabels, labels verts, etc. : à quels repères faire confiance ? Pour se retrouver dans ce labyrinthe, un petit décodage de la signalétique s'impose.

- les écolabels officiels
Ils indiquent que le souci de préserver au mieux l'environnement a été pris en compte pour les différents impacts et sur l'ensemble du cycle de vie du produit.

Ils garantissent à la fois la qualité d'usage d'un produit et ses caractéristiques écologiques.

Les écolabels officiels sont révisés tous les trois ans pour tenir compte des progrès technologiques


Les écolabels : des labels qui se méritent
Chercher / choisir un produit label écologique de l'UE
Chercher un produit écolabel NF Environnement

- Les étiquettes-énergie, une garantie de sobriété énergétique

Mises en place en 1995, elles signalent les appareils électroménagers et les ampoules économes*.
Les classes A et B rassemblent ceux qui offriront les meilleures performances en matière d'économies d'énergie. Ces différences de consommation sont loin d'être négligeables : la consommation électrique des appareils électroménagers peut varier du simple au quintuple.

* les étiquettes-énergie se trouvent sur les ampoules, les réfrigérateurs, les congélateurs, les lave-linge, les lave-vaisselle, les sèche-linge, les fours. Aucun sèche-linge ne bénéficie d'une classe A ou B, car ce sont des appareils très gourmands en énergie.


2/ Limiter les emballages

Pour les aliments, la lessive…, il convient de prendre en compte les quantités d'emballages utilisées, qui deviennent vite considérables.
Pour parvenir à les réduire, les produits avec des emballages et des sur-emballages inutiles sont à éviter et les produits en vrac ou concentrés, les emballages en matériaux renouvelables et / ou recyclables, les éco-recharges, etc. sont à privilégier.

Pour les produits qui servent longtemps, l'emballage a peu d'importance comparativement à ceux de consommation courante.
Dans ce cas il faut privilégier :

o la durabilité (durée de vie) pour les biens d'équipements ne consommant ni eau ni énergie durant leur utilisation (mobilier, etc.). Choisir des produits robustes (grâce aux marques de qualité) ou réparables (dont les pièces détachées sont disponibles) ;

o les consommations d'énergie voire d'eau pour l'électroménager, les ampoules électriques, la tondeuse à gazon. S'orienter vers les appareils les plus économes.

Il est prudent de se méfier des coups de cœur pour un produit très « mode ». Le sera-t-il encore l'année prochaine ? Si ce n'est pas le cas, la tentation sera forte de le remplacer, alors qu'il pourrait encore servir.


3/ Matières premières : limiter l'utilisation des matières non renouvelables

o en privilégiant des produits fabriqués à partir de matériaux recyclés ou recyclables qui pourront redevenir une nouvelle matière première ;

o en favorisant les produits à base de matières renouvelables. Pour l'achat d'un produit en bois, choisir les essences abondantes et les produits issus de forêts gérées durablement.

La réduction à la source est importante !
Éviter les produits jetables ou les emballages surdimensionnés. Préférer les éco-recharges, les produits concentrés, les produits réutilisables, un panier ou un sac cabas plutôt que des sacs à usage unique… Moins d'emballages, c'est moins de matières premières consommées, moins de transports et moins de déchets.


4/ Transports : diminuer les volumes transportés, assouplir les délais de livraison

Ceci permet de limiter les impacts importants que les transports génèrent sur l'environnement. Pour agir dans ce sens, faire le choix :

o de produits de nettoyage (produits lessiviels, savons) concentrés ou solides afin de diminuer leur volume et donc le nombre de camions nécessaires à leur transport ;

o de délais de livraison souples afin de permettre aux distributeurs d'optimiser leur logistique et le remplissage de leurs camions : le « 48 h chrono », c'est plus de camions sur les routes. Alors, est-ce vraiment si urgent ?

La plupart des marchandises transite par camions. Ce mode de transport a des impacts importants sur l'environnement : préférer des délais raisonnables peut concourir à l'utilisation de modes de transport moins polluants (rail, péniches,…).


5/ Reconnaître le juste prix

Les éco-produits sont-ils plus chers ? Pas forcément, mais si c'est le cas, le surcoût peut être justifié :

o si le produit est de meilleure qualité et dure plus longtemps, cela évitera d'avoir à le changer rapidement ;

o s'il est économique à l'usage (lampes fluocompactes, appareils électroménagers économes…), sa rentabilité à moyen ou long terme compense son prix d'achat plus élevé ;

o s'il est plus cher parce que la demande est encore faible, c'est en le choisissant que l'on contribuera à développer le marché et à faire baisser les prix.


6/ Chercher la juste performance

Bien définir ses besoins avant d'acheter évite de payer pour une « sur-performance » inutile : un tracteur est superflu pour tondre une petite pelouse. Des qualités dont on n'a pas besoin ne sont plus des qualités.
Par ailleurs, un produit « écologique » de mauvaise qualité ou non utilisé n'est pas un éco-produit : s'il ne répond pas à ce que le consommateur attend de lui, c'est un achat inutile, source de gaspillages.


7/ Savoir utiliser son produit

L'utilisation fait aussi partie du cycle de vie du produit. Le comportement du consommateur à cet égard est aussi important que les efforts des concepteurs et des différents acteurs intervenant à d'autres étapes du cycle (industriels, distributeurs, professionnels de la collecte et de la valorisation en fin de vie).

En débranchant votre chargeur de téléphone une fois celui-ci chargé, vous pouvez limiter considérablement sa consommation d'énergie.

Lire les modes d'emploi des produits donne des informations précises sur leur conditions d'utilisation, leur nocivité éventuelle, les précautions à prendre pour les faire durer plus longtemps, les erreurs à éviter afin de les garder en état de marche.

Respecter les doses conseillées permet d'obtenir un résultat optimal en faisant des économies. Pour un produit plus efficace ou plus concentré, il faut penser à réduire les doses utilisées.

Entretenir régulièrement (ou faire entretenir par un spécialiste) les matériels qui en ont besoin diminue les risques de panne et prolonge leur durée de vie.


8/ Trier ses déchets
Grâce au tri des déchets, le consommateur peut également diminuer les impacts des produits sur l'environnement et poursuivre les efforts réalisés aux étapes précédentes… En triant, il permet le recyclage et devient un producteur de nouvelles matières premières !
Respecter les consignes de tri est une condition essentielle pour que la collecte sélective fonctionne et que le recyclage soit possible :

o pour le verre, le métal, les plastiques, le papier, les circuits sont bien en place et le recyclage donne naissance à de nouveaux produits performants : avec le verre recyclé, on fabrique de nouvelles bouteilles, avec du papier recyclé, des journaux, avec le plastique recyclé, des tuyaux et même des pull-over, et avec le métal de nouveaux emballages.

o les déchets organiques de la maison, compostés, pourront venir enrichir les sols. Dans certaines communes se met en place une collecte pour ce type de déchets. Composter dans votre jardin, c'est possible. Et il existe des composteurs " NF Environnement ".

Le recyclage évite que certains produits ne finissent dans une décharge ou un incinérateur. Après un traitement approprié, les déchets serviront de matières premières pour fabriquer de nouveaux produits :
Choisir de produits ou des emballages recyclables est essentiel.
Mais pour que le recyclage fonctionne, il faut qu'il existe des débouchés commerciaux pour les produits recyclés :
Acheter du recyclable, trier et recycler est utile mais acheter aussi du recyclé est indispensable afin de boucler la boucle.


9/ Savoir se débarrasser des produits dangereux :

Certains produits de consommation sont polluants, toxiques ou dangereux. Leurs déchets nécessitent un traitement particulier. Respectez quelques consignes simples pour vous en débarrasser :

o La déchèterie (ou les camions de ramassage dans certaines collectivités).

C'est là, dans des conteneurs appropriés, et non dans les poubelles ou les égouts, que doivent se retrouver les différents déchets dangereux tels les piles usagées, les radiographies médicales, les peintures et solvants, les huiles de vidange, les produits phytosanitaires et leurs emballages, les déchets d'équipement électrique et électronique (appareils électroménager, informatique, téléphone), les ampoules ou lampes basse consommation, les déchets amiantés ;


o la pharmacie. Elle récupère les médicaments non utilisés

o les garagistes. Certains récupèrent les huiles usagées

o les distributeurs (grandes surfaces...). Tous les magasins qui vendent des piles et/ou des batteries sont tenus de récupérer les piles et accumulateurs usagés, généralement en mettant un bac de récupération à la disposition des particuliers. Ceux qui vendent des équipements électrique et électronique doivent récupérer le matériel usagé équivalent à celui vendu si le client le demande. De même pour les lampes basses consommation.


Les points de collecte des piles les plus proche de chez vous : ici

Les points de collecte des lampes les plus proche de chez vous : ici


10/ Faire évoluer l'offre :

Éco-consommer, c'est être actif face au produit, au commerçant, au fabricant. Être exigeant, cela peut modifier l'offre :
o En tant que consommateur, faire savoir au détaillant que la demande d'éco-produits existe en les achetant à la place de produits "traditionnels";
o l'écolabellisation officielle est une démarche volontaire : le fabricant désireux d'obtenir l'écolabel y soumet son produit. Mais le phénomène ne prendra de l'ampleur que si les
écolabels sont demandés par les consommateurs. Par leurs demandes et leurs choix, ce sont eux qui peuvent faire évoluer l'offre des produits.

Avoir une idée précise du cycle de vie des produits peut éclairer les choix et orienter les décisions du consommateur. Les associations environnementales et les associations de consommateurs peuvent en cela être une mine de renseignements.


Documents à télécharger :

Dépliants AFNOR NF Environnement :
Depliant Bureau 11 [pdf]
Depliant Chambre 11 [pdf]
Depliant Cuisine 11 [pdf]
Depliant Cahier [pdf]




 


 
Le Compostage individuel
Agir au quotidien c'est agir pour l'environnement

Les déchets dangereux des ménages - Limiter les risques, c'est possible !

Les déchets des ménages :
Des traitements "sur mesure" pour chaque catégorie de déchets

Devenir éco-consommateur,
Acheter et consommer mieux

Etude sur les pratiques des sacs réutilisables - Résultats définitifs Juin 2005 [pdf]


Eco-communication : vers une communication plus éco-responsable - (ADEME, réf. 5526, mars 2005)

La collecte des déchets par le service public en France [pdf]

Prévention de la production de déchets [pdf]